Il fait nuit, il est seul dans le froid, la lune éclaire ses pas. Il marche dans la petite allée où des pissenlits s'efforcent de pousser. Il se dirige vers la demeure de celle qu'il va retrouver, il y a des plantes partout. Les parents de cette femme sont ou ont du être riches car cette demeure est grande comparée à celles alentours. Elle est ornée de quatre piliers. Il s'approche et ouvre la porte sans frapper, il n'en voit pas l'utilité. Celle-ci grince, résiste, avant de s'avouer finalement vaincu. Il entre. Il ouvre et elle est là, elle ne bouge pas, comme si elle l'attendait. Il veut l'embrasser, mais se ravise, il préfère attendre la fin du repas. Il sort de son sac-à-dos une nappe et improvise une table. Il sort une grande boite en plastique contenant le repas : une salade composée. Une bouteille de vin est placée au centre de la table, il sert deux verre et trinque. Il prend une gorgée et la déguste comme un grand oenologue. Elle ne boit pas. Il ne dit rien, il a l'habitude. Il mange une feuille de salade, elle ne mange pas. Il essaye de lui parler, mais elle ne répond pas. Il s'en moque, il n'est pas venu pour lui faire la conversation. Il la dévisage, tout en glissant sa main sur sa cuisse. Elle ne bouge pas, se laisse faire. Il abandonne le repas et, tout doucement, il la lève et la déshabille. Une fois nue, il la laisse retombée sur le sol. Lui aussi se déshabille, mais plus rapidement. Ils lui caresse le bout des seins, ils sont durs. Il prend ses mains et les placent sur son corps. Il les fait délicatement glisser du haut de son torse jusqu'à son sexe, déjà en érection. Il sourit, d'un de ses sourires coquins et malicieux. Il s'allonge sur elle et, sans préliminaires, la pénètre. Elle continu à se laisser faire. Il entame un rapide va et vient. Il regarde sa partenaire, soumise, sa tête se balançant d'avant en arrière. Les yeux de cette dernière sont vitreux, son corps se réchauffe. Ce qui a pour effet d'exciter encore plus son compagnon. Celui-ci, essoufflé, respire très fort. Au comble du plaisir, il finit par jouir en elle. Il reste là, allongé près d'elle plus d'une minute. Puis il se relève et se rhabille. Il se rapproche d'elle et, délicatement, la rhabille elle aussi. Il la porte jusqu'à son dernier lit puis, toujours doucement, referme son cercueil. Il prend son sac-à-dos, ramasse la nappe en boule, puis sort. Il referme la porte du caveau, au-dessus duquel est inscrit sur une plaque en marbre :"Bamaro Mireille, 1948-2001". Il réemprunte l'allée et sort du cimetière. Elle lui a plu, il reviendra...