Les grandes vacances au camping, racontées par un blasé... suite

Direction : la plage

Ah, la plage... Tout en bronzant, ou en prenant des coups de soleil car on a oublié de se badigeonner de ce putain d'écran total, on peut facilement se régaler de ceux qui nous entourent. Comme ces mecs qui rentrent constamment leurs bides, ou qui tirent sur leur maillots de bain quand ils sortent de l'eau, pour ne pas qu'on voient leurs attributs. Comme si le fait de les cacher au maximum ferait croire qu'ils en ont une énorme. Y a aussi ces meufs qui se prennent pour des mannequins, alors qu'elles ont tout juste terminées la dernière page de leurs magazines "Girls" avec en couverture "Comment maigrir en 2 semaines !". Y a aussi celles qui mettent un maillot de bain une pièce, souvent de couleur noir, croyant qu'on voit moins la graisse et les bourrellets sous quelques millimètres de tissu. Celles qui se changent maladroitement sous leur serviette. On se demande toujours pourquoi ces connes n'ont pas mis leurs maillot de bain avant ! Faut voir aussi les mecs qui se prennent pour Aldo Maccionne. Bombant le torse, ils affichent leurs pecs si bien dessinés après l'année passée dans leurs salle de muscu. A 150 euros les trois mois, faut bien montrer le résultat ! On trouve ces jeunes en short de bains longs, qui tentent d'épater les filles de leurs âges, ou plus si possible. Ils font des cabrioles, tels des bouffons amusant la cour, ils courent comme des dératés dans l'eau, montrant ainsi qu'ils n'ont pas peur d'être mouillés, et de devenir tout bleu. Ils tentent de jouer comme des professionnels au volley-ball, se prenant pour Serge et voulant impressionner leur Jeanne. Le résultat en est souvent pathétique, et ils finissent plus avec du sable plein la bouche que des filles autour des bras. Ce sont ces jeunes branleurs qui le soir viennent allumer des feux sur la plage et se rassembler car ils ont vu ça dans leurs sitcoms à deux balles. Comme ils ne savent pas jouer de la guitare, ou d'un autre instrument, ils font hurler leur stéréo à fond, en essayant de couvrir le son de celles que le groupe d'à côté d'eux à branché. Bien sur, c'est les vacances, alors ils fument, se bourrent la gueule et rentrent à leur camping dans un état lamentable, et en faisant le plus de bruit possible. Ce sont leurs déchets et leurs capsules de canettes de bière qui vous rentrent dans le cul quand vous vous asseyez dans le sable. Y a aussi ces gros beauf avec leurs bobs, leurs slips de bain trop serrés et leurs tongs, déambulant sur la plage. Ils regardent avidement les petites jeunes au corps si svelte, pendant que leur grosse ronbière en est train de se démerder comme elle peut avec ses quatre gamins insupportables. Vous savez, ceux qui hurlent tous le temps sur la plage, qui courent partout et balancent quantité de sable sur vous, ou votre serviette. Ceux qui s'aspergent d'eau quand vous essayer de rentrer dans une mer à la température trop froide pour vous. Ces chiards qui sont toujours en train de se toucher la bite, à croire qu'ils vérifient constamment qu'elle n'est pas tombée. Les freesbees qui vous arrivent en pleine tronche, quand vous avez trouvé le courage de vous levez pour aller vous baignez, sont lancés par ces mioches ! Et vos yeux pleins de haine découvrent ses parents sourire bêtement, pensant que c'est normal et qu'il ne faut pas leur en vouloir. Ces gamins qui ont toujours du chocolat ou un reste de glace sur le coin de la figure. Ces glaces vendues deux fois plus chers que la normale par des pauvres jeunes exploités qui espèrent récolter assez d'argent dans la journée pour pouvoir sortir le soir.
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# Posté le vendredi 02 novembre 2007 18:05

Modifié le jeudi 28 février 2008 13:40

Les grandes vacances au camping, racontées par un blasé...

Le camping

Ah, le camping ! Cette manière de vivre à l'âge de pierre au 21ème siècle. Se faire chier à construire cette tente Quechua de merde ! Cette tente qui dans la pub ou lors de l'achat à Décathlon avait l'air si simple d'utilisation. Pourtant, le jour où on l'a monte la première fois, on a bien envie que le jeune vendeur souriant et boutonneux nous fasse une démo. Voir si ce trou du cul arrive vraiment à la monter en deux minutes ! Oh, bien sur, on a le plan...écrit en une trentaine de langues, mais bizarrement, jamais la notre. Alors on se fie au dessin, s'engueulant parce qu'on est déjà au croquis Z-24 et que vos compagnons en sont encore au croquis A-3. Au bout d'une bonne demi-heure, on a finalement une tente qui, bien que bancale, ressemble presque au dessin original. Une fois cette périlleuse mission accompli, c'est l'heure d'aller faire les courses et de remplir cette foutue glaciaire qui ne glace que très rarement. Bien sur, on est pas les seuls à avoir eu cette idée, et on fait une queue monstre à la caisse de l'hypermarché du coin. Mais on garde le sourire, on n'est pas stressé, on est en vacances ! On croise ceux qui sont arrivés depuis un moment et qui gardent leurs foutus tongs et leurs foutus bermudas jusque dans le Leclerc. Certains ont même des traces de crème solaire mal étalée sur le nez. Les mômes ont tous un ballon en plastique dans les mains, les raquettes en bois qui font un bruit monstre sur la plage, ou les freesbees qu'ils ne sauront jamais correctement ni lancer, ni rattraper. Rentrés des courses, on entasse tout dans la tente, et on part acheter les sempiternels blocs de glace à l'accueil du camping pour entretenir le pseudo froid de notre glaciaire. C'est l'heure de manger. On s'installe tranquillement sur l'herbe, et y a toujours ces cons qui passent et qui vous disent, la gueule enfarinée, l'inévitable: "Bonne appétit !". La bouche pleine, esquissant un sourire on leur répond un vague "Merci !", qui au bout de la cinquième personne ressemble plus à un "Ta gueule !". On regrette intérieurement de ne pas avoir choisi l'emplacement au fond de l'allée. Mais bon, il ne faut pas s'embrouiller avec ses "voisins", après tout, le camping c'est familial... On va faire la vaisselle dans les sanitaires, où au fond de chaque évier on peut découvrir ce que les personnes avant nous ont mangés. Très souvent c'est un reste de pâtes ou de riz, avec des morceaux de salades, tomates et maïs. En revenant à son emplacement on croise ceux qui ont leurs PQ sous le bras, et le sourire aux lèvres. Quand nous, nous essayons de le cacher, en forçant pour le faire rentrer dans notre poche deux fois trop petite, eux, ils assument. Ils sont contents de montrer aux autres qu'ils vont chier. Ce sont les mêmes qu'on entend clairement se vider lorsqu'on repasse devant ces sanitaires. Car bien sur, le camping, c'est avant tout les chiottes, les douches, et les éviers réunis côte à côte. Le gérant ne veut pas dépenser plus d'argent qu'il n'en faut, alors il créer son arrivé d'eau au même endroit. Résultat, c'est un plaisir des sens que ce retrouver en ce lieu. Tous se mélangent : les bruits, les odeurs, les conversations discrètes hurlées entre les cloisons et, bien sur, la vue de ses sirènes sortant des douches avec juste leur serviettes enroulées autour des hanches et leur habits à la main. Bah oui, se changer dans ces douches, c'est le parcours du combattant. Si avec un peu de chance nos vêtements ne sont pas tombés du mini porte-serviette et qu'ils sont encore secs, après ils faut les enfilés... Au bout de cinq secondes, le bas de notre pantalon est trempé, et nos chaussettes ne méritaient même pas d'avoir été pendues sur le fil à linge tendu entre deux arbres. Du coup, on préfère se rhabiller "confortablement" dans la tente. Puis vient enfin l'heure d'aller à la plage, le moment préféré de la journée !

# Posté le jeudi 01 novembre 2007 16:50

Modifié le jeudi 28 février 2008 13:41

Voyance ? Prémonition ?

Une étrange expérience m'est arrivé dernièrement. Je revenais de mon premier jour de travail à Sartrouville. J'avais commencé à 9 heures et terminé à 20 heures, la journée avait été extrêmement longue. J'étais déjà fatigué dans le bus, et je l'étais encore plus dans le RER qui m'emmenait jusqu'à la gare de Houilles-Carrières pour rejoindre ma correspondance. Une fois monté dans le train, je me suis mis à bouquiner, mais au bout de cinq à dix minutes, mes yeux se fermaient d'eux même. J'ai donc rangé mon livre, collé mon sac à dos sous mes pieds, et je me suis installé plus confortablement. Comme des centaines de personnes rentrant du travail le soir en train, je me suis endormi. Je ne sais pas si j'ai ronflé, bavé ou émis les grognements que j'entends maintenant habituellement. Bien calé dans mes songes depuis je ne savais combien de temps, j'ai senti quelqu'un me pousser maladroitement. Sursautant, j'ai ouvert les yeux rapidement et je me suis retrouvé nez à nez avec un vieillard.
" - C'est ici que vous descendez jeune homme, dépêchez-vous sinon le train va repartir !" m'a t'il dit en souriant.
J'ai jeté un coup d'oeil par la fenêtre, nous étions bien à la gare de Mantes la Jolie. J'ai ramassé mon sac, bredouillé un "Merci" et j'ai couru jusqu'à la sortie avant d'entendre la sonnerie signalant que les portes allaient se refermer. J'étais presque en haut de l'escalator et je n'entendais toujours pas cette sonnerie. Je me suis dit que j'avais couru pour rien, car comme d'habitude, le train restait à quai pendant plusieurs minutes sans que l'on sache vraiment pourquoi. Mais je remerciais quand même intérieurement le vieillard, car sans lui je serrais encore dans le train. Non pas à me demander pourquoi nous ne repartions pas, mais encore au pays des rêves. Et c'est là qu'une question m'est venue. Comment a t-il su que je descendais à Mantes ? Il n'a pas pu me reconnaitre et savoir que je descendais toujours à cette station puisque c'est la première fois que je prenais cette ligne. Pendant tout le trajet jusqu'à chez moi, cette question persistait dans mon esprit. Je n'avais rien sur moi qui indiquait que j'habitais à Mantes. J'étais en jean, baskets, avec ma veste habituelle. Bref, rien qui me prédestinais à descendre à Mantes la Jolie. Y avait pas écris sur mon front : "Je suis Mantois, si je m'endors réveillez moi à la bonne station !". Sa tête ne me disait rien du tout, ce n'était pas le père d'un ami ou d'une connaissance. C'était la première fois que je l'avais croisé, j'en était certain. Et si ça se trouve, c'était aussi la première fois qu'il me croisait ? Et si, tout simplement, ce mec SAVAIT que je devais descendre à Mantes la Jolie. Il ne m'a pas espionner, il ne m'a peut-être même pas regarder de tous le trajet, ou si ça se trouve, il était monter à la station d'avant. Mais ce vieillard SAVAIT que moi, Nicolas, je devais descendre à Mantes. Dans un geste de bonté, il s'est tout simplement dit : Ok, je sais qu'il descend là, je vais le réveiller pour ne pas qu'il se retrouve à cinquante kilomètres de chez lui... Après avoir manger, je me suis couché avec toujours ce vieux à l'esprit. Le lendemain, j'ai raconté ce qui m'était arrivé à plusieurs collègues, certains ont trouvés ça "Marrant", d'autres "Bizarre", mais tous étaient d'accord pour dire que j'avais eu de la chance de le croiser, sinon je me serrais retrouver à pétaouchnoque. Le soir, lors du trajet du retour je suis monter dans le même wagon que la veille et je ne me suis pas endormi. Je regardais toute les personnes qui montaient pour retrouver le petit vieux. A chaque arrêt de nouveau visages apparaissaient, ou disparaissaient, mais je ne voyais pas celui que je cherchais. Au dernier arrêt avant Mantes, le vieillard est monté. Il est passé devant moi, et m'ayant reconnu m'a souri et m'a adressé un signe de tête amicale. Il s'est assis derrière moi, et regardais le "paysage" défilé derrière les fenêtres. J'ai attendu une ou deux minutes, et je me suis finalement décidé à lui parler. Je me suis levé et je me suis installé en face de lui sur la banquette.
"- Bonsoir, lui ai-je dis avec un sourire.
- Bonsoir jeune homme, m'a t-il répondu, me rendant mon sourire.
- Je suis désolé de vous déranger, mais j'ai une question qui me hante depuis hier.
- Ah, et laquelle ? m'a t-il demandé, surpris.
- Comment savez vous que j'habite à Mantes ?
- Pardon ? m'a t-il répondu, encore plus surpris.
- Hier, vous m'avez réveiller à Mantes pour que je puisse descendre...sinon je serais rester dans le train.... Je vous redemande donc, comment vous saviez que je devais descendre précisement à cette station ?"
Il a arqué les sourcils, réfléchi, puis s'est mis soudain à rire. Le train arrivait en gare, et le vieil homme continuait à rire. Je lui est demander ce qui le faisait tant rire, mais il n'arrivait pas à me répondre. Vexé, je commençais à perdre patience, et je le regardais de plus en plus méchamment. Nous sommes sortis du wagon, et il a vu mon regard. Il s'est calmé, son rire diminuant au fur et à mesure. Il a pointé du doigt le panneau d'affichage des trains, et j'ai soudainement tout compris. Mantes la Jolie était, et est, le terminus de cette ligne. Le train stationne ici pendant quelques minutes, puis repart dans l'autre sens. Je l'ai regardé l'air penaud, puis je lui est souri.
" - Vous voyez, c'est pour ça hier que je vous est réveillé, ce train ne va pas plus loin. Je plaisantais quand je vous disais de vous dépêcher pour sortir...
- Si vous saviez comme ça m'a travaillé depuis !" lui ai répondu, riant à mon tour.

# Posté le jeudi 01 novembre 2007 10:29

Modifié le jeudi 28 février 2008 13:37

Quelques phases pas encore placées en free...

Au moindre coups lors d'une bagarre, nombreux sont ceux qui s'barre
Devant cette curieuse bassesse, le courage préfère fuir les alentours,
Et si : "Au moindre coup de Trafalgar, c'est l'amitié qui prenait l'quart"
Désolé M'sieur Brassens, mais je crois qu'elle saute parfois son tour...


Les médias avec leur Ben-Laden et le Darfour commence à me faire flipper,
J'ai failli shooter le Père-Noêl au Carrefour parce que ça barbe m'a fait tilter...


J'vous est tout donné pour me haïr, maintenant il ne vous reste plus qu'à m'aimer...


C'est pas la famine, mais on saute parfois des r'pas
Pas besoin d'aller sur une île pour jouer à Koh-Lanta...


Si les yeux sont les fenêtres de l'âme, alors les miens devraient être noirs au lieu de verts...


Les jaloux viennent créer une zone de turbulence dans l'ascension d'mes rêves
Me mettent des bâtons dans les roues et attendent patiemment qu'elles crèvent...


A part mieux contrôler l'bic, j'me d'mande vraiment à quoi m'a servi l'bac,
J'continu à toucher l'smic, et la guigne me fait toujours autant de smack...


Alors j'pars à la dérive et dans mes délires les mots m'délivrent,
J'oublie ceux qui m'dénigre, et perds mon temps à lire des livres...


Je réalise depuis peu que j'ai cru baiser la vie, mais à tort,
En fait, je n'en étais vraiment qu'aux préliminaires...
Trop précoce, j'arrête de vouloir jouir de la misère :
Je courtise la faucheuse, attendant son baisée de la mort...
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# Posté le dimanche 02 septembre 2007 15:26

Modifié le jeudi 06 mars 2008 16:31

M'man excuse moi...

Je te laisse ce message sur un forum, dont tu ignores même l'existence
Trouverais-je le courage d'être un homme, et de te dire ce que je pense ?

M'man, j'aurais mieux fait de t'écouter, au lieu de seulement t'entendre,
Plutôt que de claquer la porte au nez, et rester seul dans ma chambre.
Remplis de doutes, je n'ai pas suivi le chemin tracé par mes soeurs
Je me suis perdu en route, partis trop loin, et cela t'as brisé le coeur.
Dans mes rêves d'avenir, il n'a jamais été question de travailler,
C'est ça le pire, je me voyais gagner du pognon sans rien glander.
Pourtant j'avais l'exemple, je te voyais rentrer tous les soirs fatiguée.
Moi, le prince dans son temple, te demandant ce qu'on allait manger.
J'ai vraiment été qu'un petit con, trop soucieux de son bien être,
Désolé pour les fois où j'ai haussé le ton, où on s'est pris la tête.
Depuis mon enfance, j'ai vraiment tout eu pour pouvoir réussir,
Mais ma fainéantise et mon insouscience ont brisés mon avenir.
J'ai échoué la 1ère fois au bac, je me reposais trop sur mes lauriers,
Ca à été ma première claque, directement sur les joues de ma fierté.
Je regardais doucement s'en aller le navire de mes réussites,
Je restais assis sur le quai et j'attendais tranquillement la suite...
Mais tu vois, je change, je ne prend plus tes conseils pour des ordres,
Tout ce qui te déranges je le range, je cesse de foutre mon désordre.
Mon avenir je le prépare, inscrit en BTS, je vais reprendre les cours.
J'arrête de fusiller du regard, tous les mecs qui osent te faire la cour.
Je leurs laisse leurs chances, que tu puisse prendre du bon temps.
Je travailles pendant les vacances, je ne te demande plus d'argent.
Je parviens aujourd'hui à me confier, à te faire partager mes problèmes.
Je mets de côté cette saloperie de fierté, et j'ose enfin te dire je t'aime...
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# Posté le samedi 27 janvier 2007 17:47

Modifié le jeudi 28 février 2008 13:30