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Ma grande vadrouille remix

Le poid de mes mots est trop lourd, alors ici j'les lâches,
Celui qui soigne les maux est sourd, ou alors il se cache...

Si dans la vie tout est écrit, d'un écrivain raté j'suis l'oeuvre
L'mensonge s'arrête ici, en vain, j'ai mangé des couleuvres...
J'suis à l'âge où l'on doit s'taper des "gos" à tour de bras,
C'est étrange, j'dois être manchot, car c'est loin d'êt' le cas...
Tu l'sais, l'amour bien trop tôt m'a claqué la porte au nez,
Depuis toujours, ce salaud a embarqué et planqué la clef...
Alors j'ai courru après l'bonheur, mais j'me suis essoufflé,
A voir tout'mes erreurs, j'me dis qu'je l'ai p't-être dépassé...
Ca devient critique j'suis rempli d'désespoir et d'détresse,
J'ai c'côté lunatique qui m'fait passer d'la joie à la tristesse :
A jeun j'ai la pêche, je ferrais même sourire un macchabé,
Mais ivre de peine, j'ai qu'une envie, c'est d'êt' à ses côtés...
J'compte plus ces amis qui rigolent à toutes mes blagues,
Mais combien parmis eux savent qu'c'n'est qu'une façade,
Combien ont pigés que j'plaisantais pas pour la tour Eiffel ?
Mon envol est piégé : je sauterais, bien qu'j'n'ai pas d'ailes...

Ma grande vadrouille est plus triste que celle de De Funes,
Devant ces embrouilles j'me désiste, et manque de finesse...
Les moments d'bonheur sont rares, et je n'peux rien y faire,
J'ai les idées et l'humour noir, entends l'texte d'un suicidaire...

Le croupier du destin m'a distribué la carte de la malchance,
Je traines mon chagrin comme sal'boulet d'puis mon enfance...
La mélancolie ajoute chaqu'jours des clous à mon cercueil.
Tant d'folie m'habite, des recours normaux j'fais mon deuil :
J'irai jamais voir un psy, celui qui prétendra m'comprendre,
Qui n'écoutera pas mes cris, mais n'ferra que les entendre...
Pas d'séance de groupes, à ces juges j'veux pas m'raconter,
J'suis rempli de doutes, mais j'sais bien où j'me suis planté...
J'connais pas ma route, mais j'sais déjà que j'me suis égarer,
Ma triste vie m'dégoute, en voyant mes choix, je suis effaré...
J'ai bêtement batît mes rêves sur les fondations de l'espoir,
S'offrant une grève, j'suis victime d'son abandon chaqu'soir...
Triste affaire hein ? y aura même pas d'quoi en faire une parodie !
J'connais l'enfer, j'voudrais voir à quoi ressemble le paradis...
J'quitte tous ces conflits après m'êt'confié à mon entourage,
J'suis l'pilote de ma vie ? alors j'veux foirer mon aterrissage...

C'est chaud, j'pars en bad-trip et j'me sens l'pigeon du ball-trap
De cet égo-trip, j'sais qu'de toute façon tout l'monde s'en tape !
Fini la moq'rie des mots creux, j'laisse enfin monté ma rage,
Et j'dis bon débarras à tous ceux qui m'ont bondés d'barrage...

L'eau de la routine se rajoute à mon moulin d'mélancolisme,
La vie est faite de combines dont j'ai pas trouvé l'mécanisme...
Pour le masquer au r'gard du monde, j'ai du faire tant d'efforts,
J'ai hâte d'êt' dans la tombe pour qu'on m'lance enfin des fleurs...
J'écoute les conseils de mes potes mais j'les respectent à tort,
Au concert des plaintes j'ai toujours été l'plus fidèle spectateur !
J'viens décharger mon cargot d'malheur avant d'retirer les attaches
Pour mettre un terme à ma douleur il ne m'reste que 1665 marches
J'ai serré la paluche de tous mes sauces et d'mes collègues du taf,
Ceux qu'j'fais rire comme Coluche et m'surnomment Gaston Lagaffe.
Désolé pour ceux qui m'en veulent, mais j'trouve ma vie si conne,
J'ai beau chercher j'vois pas l'oeil qui s'trouve au centre du cyclone...
Enfin j'veux faire c'qui me chante, même si ça f'ra déchanter,
Désolé mais la faucheuse me tente et d'la voir j's'rai enchanté...
M'an : félicitations pour avoir réussi a supporté ce sacré fils,
J'te demande pardon pour tout, et surtout pour ce sacrifice...

# Posté le lundi 18 février 2008 18:10

Modifié le jeudi 28 février 2008 13:46

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